Covid : La stratégie des Amish a payé

Ils sont près de 350.000 aux USA, dont 30.000 dans le seul comté de Lancaster. C’est là que l’équipe de Full Measure, le pendant Américain de notre émission « 7 à 8 », a enquêté cet automne, remettant la célèbre communauté chrétienne sur le devant de la scène. Alors que le pays connaissait un confinement généralisé, les Amish ont continué leur vie comme si de rien n’était et ils ont même prospéré.

Outre leur aversion pour le progrès technique, les Amish se méfient de 3 choses, explique Steven Nolt, sociologue et lui-même membre d’une branche moins rigoriste, le mennonisme : le Gouvernement, le système scolaire et le système de santé publique. Pas question de cesser de se réunir et de changer leurs habitudes, ni de supprimer la « Sainte Cène » (la communion dominicale), où tout le monde trempe les lèvres dans le même verre. Contrairement aux autres communautés, la surmortalité n’a pas été aussi forte qu’ailleurs au pire moment de l’épidémie.

Pionniers de l’immunité collective

Selon Nolt, 90% des Amish ont alors contracté le covid. L’essentiel étant pour eux de rester en famille, pas question pour les malades d’aller dans les hôpitaux. L’isolement extrême était alors la règle et les visites y étaient interdites. Pendant que le monde entier était à l’arrêt, la communauté a redoublé d’efforts au travail et même prospéré économiquement, raconte l’un d’entre eux.

Dès mars 2021, ils furent la première communauté à avoir atteint l’immunité collective. Depuis toujours réfractaires aux vaccins, ils ont préféré faire confiance à leur système immunitaire, prouvant par là que le seul vrai moyen de vaincre le virus est encore de laisser faire la Nature…

Par Jacques Arman

Journaliste amateur, Jacques est passionné par tout ce qui concerne les églises, la Bible et les mouvements chrétiens en France et dans le monde.